L’ostéoporose, au cœur de la prochaine campagne de sensibilisation régionale URPS MK ARA

A l’origine de ce projet, le constat d’une maladie insuffisamment diagnostiquée

39 % des femmes âgées de plus de 50 ans sont, en France, concernées par l’ostéoporose. La fragilisation du squelette qu’engendre cette pathologie est à l’origine de près de 400 000 fractures. Pourtant, seuls 15% de ces victimes de fractures se voient orientées vers un dépistage et une prise en charge adaptée.

En Auvergne Rhône-Alpes, l’ARS, la CPAM et l’IRAPS travaillent depuis près de deux ans sur l’amélioration du parcours ostéoporotique : en effet, dans notre région seuls 7,1% (données 2017) des patients ont bénéficié d’une ostéodensitométrie dans les 6 mois après une première hospitalisation pour fragilisation osseuse.

Tandis que notre patientèle la plus âgée est particulièrement à risque, il s’agit pour notre profession de réfléchir à la façon dont nous pouvons contribuer à sensibiliser ces premiers et limiter tout risque de survenue ou récidive de fracture ostéoporotique.

1/ Une campagne régionale de sensibilisation élaborée en partenariat avec l’AFLAR

L’AFLAR est une association nationale de patients, œuvrant entre autres à améliorer la prise en charge des personnes atteintes d’ostéoporose.

L’URPS MK ARA a donc souhaité s’appuyer sur son expertise, afin de concevoir une campagne de sensibilisation visant à interpeller nos patientèles sur cette pathologie.

Au cœur de cette campagne, une affiche de prévention qui sera adressée à l’ensemble des cabinets de kinésithérapie de la région dès le mois de Novembre. Cette affiche est avant tout un support favorisant l’échange entre le patient et le kinésithérapeute. Elle contiendra un QR code permettant aux patients désireux d’en savoir plus, d’être orientés vers une page d’information Grand Public, élaborée par l’URPS MK ARA et l’AFLAR.

2/ Le kinésithérapeute, porte d’entrée du parcours ostéoporotique

Cette affiche a été élaborée de façon à mettre en valeur 4 indicateurs qui pourront être évalués par le kinésithérapeute : la perte de taille, les antécédents de fracture à faible énergie, la survenue de chute dans les 12 derniers mois et l’équilibre en appui unipodal.

Ces différents critères ont été formalisés au travers d’un outil sur lequel s’appuiera le kinésithérapeute et qui conditionnera, selon les résultats obtenus, une orientation vers le médecin pour réalisation de tests complémentaires

3/ Renforcer la place de l’activité physique au sein du parcours ostéoporotique

Enfin, la place de l’activité physique est primordiale dans l’élaboration de ce parcours. En prévention primaire, le patient est accompagné par le kinésithérapeute vers l’offre de Sport-Santé la plus adaptée à son profil. Pour les patients qui se verront posés un diagnostic d’ostéoporose, la rééducation par le kinésithérapeute est à inscrire dans le cadre d’un traitement efficient.

Dans l’attente du lancement de cette campagne de sensibilisation, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre URPS pour toute précision.

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