PACTE TERRITOIRE SANTE: rencontre avec Marisol TOURAINE

2013-03-22 Touraine prefecture 1Marisol TOURAINE, ministre de la Santé, était à Lyon vendredi 22 mars 2013, dans le cadre de la concertation sur sa proposition de Pacte Territoire Santé destiné à lutter contre les déserts médicaux. Elle a participé à un débat avec la Conférence Régionale de Santé et d’Autonomie CRSA. Les URPS Médecins, Pharmaciens, Infirmiers et Kinésithérapeutes étaient représentées.
En tant que porte-parole de l’AURA, association de 7 URPS Rhône-Alpes, j’ai pu lui exprimer nos remarques.

  • Le PACTE ne s’adresse qu’aux Médecins
    Il y a en Rhône-Alpes 6 000 médecins généralistes et 22 000 autres professionnels de santé libéraux non médecins qui sont tout autant concernés. En Ardèche, il existe des zones où il faut attendre un an pour avoir une prise en charge par une Orthophoniste. Autre exemple, les Kinésithérapeutes et les Infirmières participent largement au maintien des personnes âgées à domicile tout particulièrement en milieu rural. Ils évitent ainsi des augmentations de durées de séjour en hôpital et en établissement de soins de suite et de rééducation. Ils limitent aussi ou retardent les placements en HEPAD. Ces placements sont d’autant plus cruels, à la campagne, qu’ils sont souvent éloignés du domicile et très chers.
  • Centres de Santé
    Le point 12 du pacte précise que pour les territoires isolés, il faut conforter les centres de santé. Les professionnels de santé libéraux ne croient pas que le système salarial puisse être la meilleure réponse dans les zones sous-denses. Ils pensent au contraire qu’il faut faire confiance et aider le système de santé libéral, beaucoup plus souple, réactif, adaptable et moins cher que les centres de santé.
  • Transferts de compétence
    Le point 8 du pacte propose d’accélérer les transferts de compétence. Les professionnels de santé libéraux ne peuvent être que favorables à ces transferts. Ils déchargent les médecins et valorisent le travail des autres PS. Nous sommes prêts à travailler sur ces dossiers mais à la condition que nos nomenclatures prennent en charge les actes attachés à ses nouvelles compétences.

Madame la Ministre nous a répondu à plusieurs reprises que les paramédicaux ne seraient pas oubliés, que les mesures incitatives ne devaient pas être que financières, que ce pacte n’en est qu’au stade de la concertation et qu’il ne demande qu’à être amélioré. Souhaitons que nous soyons entendu…

 

Bruno Chabal

Président

Représen-tant CRSA

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