Les violences envers les professionnels de santé constituent, aujourd’hui, un enjeu majeur de santé publique. Insultes, menaces, agressions physiques, dégradations de cabinet ou harcèlement en ligne sont de plus en plus fréquemment signalés.
Les kinésithérapeutes libéraux, du fait de leur exercice en cabinet ou à domicile, peuvent être particulièrement exposés. Connaître le cadre légal, les évolutions récentes de la loi et les démarches concrètes à suivre est devenu indispensable.
Violences contre les professionnels de santé : un phénomène en hausse
Les violences envers les soignants sont multiples :
- Violences verbales (insultes et/ ou menaces)
- Intimidations ou pressions
- Violences physiques
- Dégradations de matériel
- Cyberharcèlement
Ces situations peuvent survenir en cabinet libéral, lors de soins à domicile ou dans des structures pluridisciplinaires.
Au-delà des faits eux-mêmes, les conséquences sont importantes : stress, perte de confiance, sentiment d’insécurité et parfois remise en question de l’exercice professionnel.
Loi du 9 juillet 2025 : un cadre légal renforcé pour protéger les soignants
Face à l’augmentation des violences à l’encontre les professionnels de santé, la loi du 9 juillet 2025 a renforcé leur protection.
Cette loi élargit explicitement la protection pénale à tous les professionnels de santé, y compris les kinésithérapeutes libéraux, qu’ils exercent :
- en cabinet
- à domicile
- dans des structures de soins
Parmi les avancées majeures :
- Extension du délit d’outrage aux professionnels exerçant en libéral
- Aggravation des peines en cas de violences contre un soignant
- Possibilité d’utiliser l’adresse professionnelle comme adresse de référence lors du dépôt de plainte
Cette évolution législative marque une reconnaissance claire de la vulnérabilité des soignants et de la nécessité de garantir leur sécurité.
Pourquoi les kinés sont concernés ?
L’exercice libéral présente des spécificités qui peuvent exposer à des situations de tension :
- Accueil direct des patients
- Absence d’équipe élargie sur place
- Interventions à domicile
- Gestion administrative et financière en autonomie
Les incompréhensions liées aux délais de rendez-vous, à la prise en charge ou à la douleur persistante peuvent générer des réactions agressives. Intégrer la prévention des violences dans l’organisation du cabinet apparaît être une démarche essentielle.
Prévention des violences en cabinet de kinésithérapie : conseils concrets
La prévention repose sur des mesures simples mais efficaces.
- Sécuriser l’environnement
- Clarifier les règles de fonctionnement
- Se former à la gestion des conflits
- Bien noter les incidents
Que faire en cas de violence ?
Si vous êtes victime de violences :
Par ailleurs, la loi permet désormais d’utiliser l’adresse professionnelle comme adresse de référence pour protéger sa vie privée.
Le rôle de l’URPS MK ARA
L’URPS MK ARA n’intervient pas dans les procédures judiciaires individuelles. Elle ne se substitue ni aux forces de l’ordre ni à l’Ordre professionnel. Nous sommes là pour :
- Informer les kinés et professionnels de santé sur les évolutions légales.
- Relayer les dispositifs d’accompagnement existants.
- Participer aux travaux régionaux sur la prévention des violences…
Le Cube Victimo est toujours disponible !
L’URPS MK ARA s’engage activement contre les violences et met à disposition le « Cube Victimo » : un outil destiné à la prévention des violences conjugales en ARA.


