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Consulter un kinésithérapeute sans ordonnance : comment fonctionne l’accès direct ?

Depuis plusieurs mois, les habitants du Rhône et de l’Isère peuvent, dans le cadre de l’expérimentation Accès Direct, consulter un kinésithérapeute sans prescription médicale préalable. Une évolution qui simplifie le parcours des patients tout en valorisant les compétences des kinésithérapeutes. Véronique, kinésithérapeute engagée dans l’expérimentation et élue au sein de l’URPS MK ARA, revient sur les bénéfices de ce dispositif.

Un parcours de soins simplifié

Contrairement à une idée reçue, l’accès direct ne concerne pas les situations d’urgence. Il permet simplement aux patients dont le motif de consultation relève des compétences du kinésithérapeute de prendre directement rendez-vous. Sans devoir obtenir, au préalable, une prescription médicale !

Pour Véronique, le principal bénéfice est évident : le patient gagne une étape dans son parcours de soins. Il ne s’agit pas nécessairement d’obtenir un rendez-vous plus rapidement chez le kinésithérapeute, mais bien de limiter les délais liés à la consultation préalable qui permettent d’obtenir une ordonnance.

« Le parcours est beaucoup plus facile pour lui », résume-t-elle.

Une prise en charge sécurisée

Consulter directement un kinésithérapeute ne signifie pas que toutes les situations peuvent être prises en charge. Les professionnels participant à l’expérimentation sont spécifiquement formés à identifier les situations nécessitant une orientation vers un autre professionnel de santé.

Cette évaluation repose notamment sur le repérage des « drapeaux rouges », c’est-à-dire des signes d’alerte qui contre-indiquent une prise en charge en kinésithérapie seule.

Lorsqu’un de ces signes est identifié, le patient est orienté vers la prise en charge la plus adaptée. L’objectif est donc de garantir un accès aux soins à la fois rapide et sécurisé. De plus, les kinés sont amener à orienter leurs patients vers un médecin plus tôt que d’autres professionnels de santé, lorsque la pathologie n’est pas de leur ressort.

Une expérimentation au service des patients

Au-delà de la simplification du parcours de soins, cette expérimentation doit permettre de mesurer les bénéfices concrets de l’accès direct.

Selon Véronique, les premiers retours de terrain montrent déjà un réel intérêt. Les patients peuvent débuter leur prise en charge plus tôt, sans attendre une prescription, ce qui pourrait contribuer à réduire les délais d’accès aux soins. L’objectif est également de démontrer que cette simplification du parcours n’entraîne pas davantage de séances de rééducation. Mais permet finalement d’intervenir plus rapidement lorsque cela est nécessaire.

Des bénéfices déjà visibles au quotidien

Dans son cabinet, Véronique constate déjà des effets concrets. Elle cite notamment l’exemple des femmes enceintes souffrant de lombalgies qui lui sont adressées directement par la sage-femme exerçant au sein de son cabinet. Grâce à l’accès direct, leur prise en charge peut débuter sans délai supplémentaire.

Elle observe également des bénéfices pour certaines douleurs au niveau du dos ou même des cervicales. Les patients consultent plus rapidement, ce qui permet d’initier la rééducation plus précocement.

En revanche, l’accès direct ne modifie pas le contenu de la prise en charge. « Je fais les séances que j’ai à faire », explique-t-elle. Si la situation le nécessite, une orientation vers un autre professionnel reste toujours possible et privilégié.

Une évolution qui facilite le parcours de soins

Pour Véronique, l’accès direct constitue avant tout un outil au service des patients. En supprimant une étape lorsque celle-ci n’est pas indispensable. Il fluidifie ainsi le parcours de soins, tout en permettant une prise en charge adaptée et sécurisée.

Une expérimentation qui pourrait, à terme, contribuer à faciliter l’accès aux soins pour de nombreux patients.

Pour en savoir plus sur l’accès direct, cliquez ici !

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